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Fulltime Killer

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les avis de Cinemasie

13 critiques: 3/5

vos avis

103 critiques: 3.58/5



drélium 2 Typiquement énervant.
Arno Ching-wan 3.75 Excellent film de branlou décomplexé. Wai Ka Fai's touch
Xavier Chanoine 2.75 Pas très sérieux...
Archibald 4.5 Un des Milkyway les plus percutants et un film d'assassins incontournable.
Ghost Dog 2.5 Dans tous les sens
Sonatine 2 Un film joliment foutu et légèrement ennuyeux.
jeffy 4.25 un tres bon Johnnie To
François 2.75 Un film intéressant, mais difficile à suivre.
Junta 3.25 Un film mi-figue, mi-raisin.
Ordell Robbie 2.5 Film "sous références" intéréssant sur le plan théorique mais peu inspiré.
Anel 3
Alain 2
MLF 3.75
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Pas très sérieux...

Le ton délibérément amusant et guère prise de tête adopté par les deux cinéastes finit par agacer avec Fulltime Killer, polar inégal en bien des points malgré des qualités louables. Le gros problème est que l'oeuvre de Wai Ka-Fai et de Johnnie To cite tout un tas de références et finit par tomber dans la répétition à force de citations par dessus de le marché. Et vas-y que je te cites du Delon (bientôt à l'affiche d'un prochain Johnnie To, au passage), Léon de Besson, Assassins (pas le meilleur Donner) ou encore des bribes de scènes dont l'un des héros, Tok, ne se souvient même plus du titre. La citation est poussée jusqu'à ce que O (Sorimachi Takashi) discute avec son compère de Metal Slug, bonjour les discussions de nerds.

Même si le talent de Lau n'est plus à prouver, son personnage manque cruellement de charisme malgré le fait qu'il soit en partie malade et de surcroît attachant. Ne parlons pas de Sorimachi Takashi, bien fatigué dans la peau d'un tueur à gage plus occupé à penser à sa femme de ménage Chin (Kelly Lam) qu'à régler ses comptes. En essayant de faire dans l'original, par l'intermédiaire de séquences à classer entre le baroque et l'action plastique de super marché, Fulltime Killer démontre ses -uniques- qualités dans sa mise en scène parfois inspirée et ses nombreux gunfights filmés au ralenti, où Simon Yam et sa clique semblent s'éclater comme jamais (voir le saut latéral de ce dernier dans les couloirs d'un immeuble face à Chin et O), tout comme le spectateur. Et c'est bien les seuls moments où Fulltime Killer arrive à captiver, on est tout de même loin des formidables jeux d'ambiance d'un Throwdown ou PTU, ne tentons même pas la comparaison avec son dernier film sorti en date, Exilé, à croire que le réalisateur n'est absolument pas le même. Je préfère infiniment le To post Running On Karma plutôt que celui qui dirige de manière fantaisiste des gangsters dans une esthétique tellement lisse qu'on croirait être en face d'un téléfilm américain à la Hollywood Night.



27 février 2007
par Xavier Chanoine




Un des Milkyway les plus percutants et un film d'assassins incontournable.

Show Time pour Tok (Andy Lau) !Johnnie To Kei-Fung lance avec son magistral Fulltime Killer une vague de films Milkyway : les films hybrides. Avec le recul il est raisonnable de comparer un Fulltime Killer à un Running On Karma (au même titre que l'on peut comparer PTU à The Mission) car les deux ont en commun un ton et une thématique changeants qui animent le film et divisent les avis des fans.

En effet Fulltime Killer est en fait un recoupement de deux histoires triangulaires aux enjeux et aux traitements très différents. Car au lieu d'un duel entre Tok (Andy Lau Tak-Wah) et O (Takashi Sorimachi), on assiste à un affrontement à trois car O en tant que proie (pour le tueur n°1, c'est un comble...) attire le désir de Tok de le supplanter en tant que meilleur tueur mais aussi l'obsessionelle envie qu'à le flic d'Interpol Lee (Simon Yam Tat-Wah) de le coffrer. A cela s'emmêle donc un triangle amoureux, à partir du moment où Tok va séduire Chin (Kelly Lam Hei-Lui), l'amour secret de O. O (Takashi Sorimachi) L'ambiance fait demi-tour lorsque Simon Yam se retrouve éjecter du combat, ce qui le place en narrateur (jolie pirouette scénaristique) et que Kelly Lam part avec l'un des deux ; ainsi les relations triangulaires sont détruites et le récit évolue sur une nouvelle voie.

La réalisation est très impressionante, les plans de grue sont nombreux et confèrent aux scènes d'action et une envolée et une fluidité chorégraphique dignes d'un ballet. La musique est éfficace et la chanson de fin en anglais est étonnament de qualité. Les références aux films d'actions, mangas et autres jeux vidéos sont nombreuses et ajoutent un côté générationnel totalement assumé. FTK est sans doute le film le plus international de To lorsque l'on sait que le film est tournée au moins à Hong-Kong et à Macau, et dans l'histoire bondit entre Corée, Malaysie, Hong-Kong et d'autres mais aussi car pour la première fois, Johnnie To fait le coming-out de ses influences internationales.

Côté jeu, c'est aussi du haut niveau, la retenue typiquement nippone de Takashi Sorimachi est eclipsé (parfois trop ?) par un Andy Lau à fond dans le surjeu. Il en fait des tonnes et semble être en course avec sa mort tant aucun risque ne le retient. O tue discrétement, et fuit sans laisser de traces alors que Tok, lui, met en scène ses exécutions comme les scènes de ses films préférés, tout en style, aussi bruillament qu'éfficacement. Simon Yam est également vraiment imposant dans la première partie du film, montrant une authoritaire assurance et une implaccable envie de faire disparaitre O. Il l'est tout autant après le changement de ton mais dans un registre diamétralement opposé. Kelly Lam fait par contre un peu tâche, elle est just, un peu trop même ce qui est souligné par le niveau qu'ont les autres.

En Bref, au-dela de l'apparente confusion, c'est un véritable exercice de style auquel se livre Wai Ka-Fai au scénario et Johnnie To à la réalisation. Le brutal changement de ton, les thématiques croisées et des références internationales assumées en rebuteront plus d'un, et pourtant Fulltime Killer reste une des grandes étoiles de la voie lactée Milkyway.



22 septembre 2005
par Archibald




Dans tous les sens

Johnnie To et son compère Wai Ka-Fai multiplient les références cinématographiques à la Tarantino, les virages à 180° de l’intrigue et les points de vue narratifs en espérant donner à Fulltime Killer un côté branché, fun et ambitieux ; ils réussissent tout juste à le transformer en un divertissement dont la crédibilité et l’intérêt décroissent au fil des minutes jusqu’au point zéro d’un final raté à la Usual Suspects. En résumé, la même déception qu’avec Running On Karma, mais au moins sans prétention métaphysique de comptoir…



04 avril 2004
par Ghost Dog




un tres bon Johnnie To

Quel plaisir de voir un film comme celui-la. Le scenario n'a rien de tres original, l'intrigue est un peu lineaire, pourtant chaque plan, chaque image est en soi un vrai moment de cinema: la photographie est bonne, la mise en scene efficace sans manquer d'humour, la bande son colle bien a l'action sans etre envahissante, et le quatuor d'acteurs est quasiement parfait. Voir Andy Lau dans un role a sa (de)mesure est un plaisir dont je ne me lasse pas. Un film vrai et efficace. Merci M. To.

18 avril 2003
par jeffy




Un film intéressant, mais difficile à suivre.

Avec l'adaptation de ce best-seller, la Milkyway n'a pas choisi la voie de la facilité. N'ayant pas lu l'oeuvre originale, je ne peux discuter de la qualité de l'adaptation, mais seulement de l'impact du film, qu'il soit fidèle ou non. Le problème principal du film est qu'il cherche à toucher plusieurs cibles en même temps, donnant l'impression qu'il jongle entre plusieurs styles. Le risque est évidemment de décrocher lors d'un changement de ton. Et même si l'on accroche, le mélange des genres n'est pas aussi impliquant qu'un film plus classique et cohérent. D'un autre côté, il y a là une prise de risque qui vaut la peine d'être soulignée.

Donc dans Fulltime Killer, on ressent deux styles, l'hommage aux films d'action, à la limite de la parodie parfois, et un récit beaucoup plus sérieux sur un triangle amoureux plongé dans le monde des tueurs professionnels. Le premier style est évidemment fun, on compte les références (The Mission, Alain Delon, Point Break, etc...), les répliques annonçant clairement la couleur ("ce n'est pas le meilleur film, mais j'aime le style"). Bref, un petit jeu franchement amusant, surtout que Johnnie emballe ça de manière fort efficace, même s'il n'atteint pas son top (The Mission évidemment).

D'un autre côté, l'histoire des deux tueurs peine un peu à démarrer et surtout à impliquer le spectateur, incapable de choisir un gentil et un méchant (car il n'y en a justement pas). Le côté fun comble donc le manque, en attendant l'inversion de situation. Laquelle se produit assez brusquement lorsque Simon Yam pète les plombs, voir même un peu avant. Le film devient alors plus grave, moins fun mais pas moins intéressant, du fait de ce triangle amoureux assez original dans un film d'action. On commence à ressentir des choses pour les personnages alors qu'au début l'implication n'était pas de mise, seul le fun comptait. Le changement de ton est par contre assez déroutant, avec le personnage de Simon Yam qui devient narrateur. Le risque de décrocher est alors assez grand. Mais il y a là un style et une ambiance plus originale et prenante que les deux premiers tiers.

Au final le film déçoit tout de même pour un Johnnie To, surtout après les quelques perles qui ont précédé. On hésite entre vouloir un film fun comme les deux premiers tiers, ou alors un drame d'action poignant comme le dernier. Fulltime Killer est un peu les deux, deux genres très difficiles à mixer, et ici le résultat est mi-figue mi-raisin. Les acteurs sont plutôt bons, même si Andy Lau ne semble pas toujours crédible quand il en fait des tonnes, bien qu'il ait un certain style. La mise en musique est comme souvent avec Johnnie To de qualité, et sa réalisation se montre tout de même au dessus de la moyenne. Bref, FTK prend des risques, et en enthousiasmera autant qu'il en rebutera.



20 décembre 2002
par François




Un film mi-figue, mi-raisin.

L’impression que donne ce long-métrage est bizarre, à la fin de sa vision j’ai du mal à dire s’il est bon ou mauvais. L’histoire, sur une trame pourtant simple, m’a parue confuse, je me suis senti un peu perdu au milieu du film, certains enchaînements ne me paraissant pas très limpides parfois. De plus la fin plutôt abrupte peut en dérouter plus d’un.

Les acteurs jouent bien : SORIMACHI Takashi est sérieux comme un pape ; Andy LAU Tak-Wah en fait des tonnes mais c’est le rôle qui veut ça ( Tok est fou de film d’action comme Point Break, … ) ; Simon YAM Tat-Wah a toujours la classe, bref, côté interprètes pas de problème.

La musique est belle bien que ce ne soit pas Raymond WONG Ying-Wah qui l’ait faite, on regrette seulement que le compositeur n’y ait pas inséré une petite mélodie facile à retenir (à la manière de Where a good man goes ou The Mission, productions antérieures du sieur To). Les gunfights sont moins stylisés que dans The Mission mais sont beaucoup plus explosifs (pas trop dur). Au niveau plastique, rien à redire, Johnnie To sait mettre en image et il est à mille lieues des dizaines de tâcherons qui officient à HK.

Donc acteurs bons, belle musique, gunfights pêchus, vous vous demandez où le bas blesse, et bien c’est cette histoire, on a eu du mal à accrocher : les éléments s’enchaînent assez bizarrement, la Police trouve des indices assez facilement, …

Finalement ce film laisse un arrière-goût bizarre, je comprends parfaitement ceux qui le rejètent comme ceux qui aiment bien, mais pas au point de le trouver exceptionnel. Personnellement j’ai du mal à me forger mon avis, d’où cette note. Je pense que même après plusieurs visions de ce film, je n’arriverais toujours pas à avoir un avis arrêté … Et s’il vous plaît, arrêtez de faire procès à To, nul n’est parfait et tous les films d’un réalisateur ne peuvent pas plaire à tout le monde, même aux fans purs et durs (que je suis d'ailleurs).



16 décembre 2001
par Junta


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